lundi, février 24, 2003

La pédopsychiatrie est très peu développée en France. La société ne prend pas suffisamment en compte ces enfants en souffrance qui relèvent de soins psychiatriques. Les services de placement optent donc, faute de structures spécialisées et surtout à moindre frais pour les LDV.

Le peu de ressources consacrées aux LDV ne permet malheureusement pas de disposer d'un personnel qualifié. Ils sont amenés à faire appel à des contrats précaires. Ce type de structure n'a pas la possibilité de pérenniser des emplois, car ses ressources sont trop faibles. Cette situation, au regard des bénéficiaires accueillis est paradoxale dans la mesure où ils devraient pouvoir disposer d'un encadrement spécialisé et stable.

Le LDV constitue souvent l'ultime chance pour ces enfants. Si l'on considère que cette formule de placement est une alternative à l'hôpital psychiatrique, il devient urgent de doter les LDV, de ressources appropriées essentielles, pour assurer une prise en charge de qualité, conformément aux nouvelles dispositions de la loi de 1975 rénovée

Le forfait journalier constitue le financement du LDV. A l'encontre des M.E.C.S qui ont la possibilité de négocier leur prix de journée en fonction de leurs spécificités, le forfait jouranlier est identique et la décision du Conseil Général s'impose à tous les LDV.

Nous constatons que le prix moyen de jourénée des Maisons d'Enfants à Caractère Social du département de la Dordogne progresse davantage que le forfait jouranlier des LDV, celui-ci étant seulement indexé sur l'évolution du smic... (étude portant sur la tarification MECS et LDV sur la période 1998 - 2001)

La plupart des enfants accueillis en structures d'accueil non traditionnelles, relèvent de structures psychiatriques. Aussi, il serait intéressant de pouvoir comparer la tarification relative à la prise en charge d'une journée dans un hôpital psychiatrique au coût de la prise en charge à la journée pour un LDV.
L'utilité sociale du LDV, sa souplesse de fonctionnement à moindre coût offre donc des perspectives intéressantes de développement face à l'institution spécialisée voire psychiatrique.

mardi, février 18, 2003

S'intéresser à l'action sociale n'est pas un acte anodin. Les grandes mutations structurelles des entreprises en partie liées à l'internationalisation croissante des échanges intra-extra européens voire mondiaux, ne placent pas toujours l'homme au coeur de "l'entreprise".
Si la suppression des barrières douanières permet de libéraliser les échanges et de constituer une opportunité pour les distributeurs qui souhaitent développer leur activité, elle bouleverse aussi le mode de fonctionnement interne des entreprises.
Ces nouveaux modes opératoires peuvent affecter notre quotidien et favoriser l'instabilité sociale par une gestion du travail à court terme compromettant ainsi bon nombre de projet de vie individuel.
C'est dans ce climat social qu'intervient la réforme de la loi de 1975 du 2 janvier 2002 qui pour principe de placer le bénéficiaire au centre du dispositif en dévelopant la qualité du service rendu. Ce retour aux valeurs fondamentales nous interpelle, quelque soit le domaine d'activité abordé, puisque chacun est à même de se sentir concerné par ce phénomène sans précédent.

Cette préoccupation est issue d'une démarche de projet qui vise à inscrire des objectifs de progression à la suite d'un état des lieux, nécessitant dés que possible la collaboration par l'expression de ses points de vue des usagers. Ces nouvelles dispositions ont pour fonction de conduire les travailleurs sociaux à devenir "acteurs" du changement et ne plus se considérer comme "spectateurs" des exigences environnementales.

La réforme de la loi de 1975 portant sur les structures sociales et médico-sociales permet le rattachement des structures d'accueil non traditionnelles au dispositif national. Le changement est radical pour les lieux de vie puisqu'ils obtiennent la reconnaissance statutaire demandée depuis...1975!

Pourtant le mode de fonctionnement même du lieu de vie, sa philosophie peut expliquer en partie du moins ce début de reconnaissance. Ancien, certes, il est original, agit dans la proximité, (les bases de l'économie solidaire), fabrique du lien social et s'immisce plus facilement par sa grande souplesse (petite structure comprenant entre 6 et 10 usagers) dans la politique de la ville, pour favoriser la citoyenneté.